La Jåponaise Moustachue© - Guerrilla Stoemp - The Thin Black Duke - The George Låzenby Firelight Ensemble - The BaleaRic Hunter - (Le)Dåndy - Jules Barbey d'Aurevilly avec une Afro - André Bellegårde et son Orchestre Digital - I am a Cåssette...Dandytronic...Heddofone...Né à uccle mort en bas résilles...Matelot à sec...Inconnu du Nord au midi...Candidat déchu du concours Princesse Claquettes....La vie est un film natur(al)iste hollandais...Adepte des titres a rallonges...Toi aussi tu aimes les bûches?


Copyright

I don't really do reviews, If it's on here, It means I love it. Dead simple.
Some of the pictures here are mine, hit me up if you're interested in my work. guerrilla.stoemp@gmail.com

mercredi 4 juin 2008

La Japonaise M. fait son cinéma: "I'm a Rebel baby!"


The Wild One

Marlon Brando...quel homme. Hier Le Sucre et moi-même avons été invités par Michto pour voir The Wild One au musée du cinéma. La moitié du Bodink Moustachu avait gagné des places avec Brussel deze Week, journal bxlois d'obédience flamande bien connu.

Un sac de courses pliable discret ainsi qu'un crayon Brussel deze Week plus tard et nous voici dans la salle (provisoire) du musée.


"KATHIE

Where are you going -- when you leave here?

KATHIE
(continuing)

Don't you know?

JOHNNY

We just go."


Nouvelle confirmation: Et ouais...Marlon Brando...Quel homme. Non sans blague. Ce mec est une légende et pas seulement parce qu'il est mort obèse dans son rocking chair.

Il fut une source de frustration pour de nombreux mecs physiquement disgracieux, et ne parlons même pas des femmes, désespérées a l'idée de devoir se taper John Ross qui rentrait de l'usine Ford tous les soirs, alors qu'a quelques pas, la dans leur téléviseur, se trouvait Marlon Brando. Des John Ross pas toujours propres sur eux et toujours avec de l'eau dans la cave. Des hommes qui, au contraire de Brando dans The Wild One, savaient où ils allaient et n'allaient donc jamais très loin, c'est à dire au strip bar ou au Qzar/bowling de la bourgade. Les John Ross étaient l’anti-excitant par excellence.

Des inondations de cyprine menaçaient le monde à chaque fois que Marlon daignait froncer son sourcil droit face caméra. Monde déjà pollué par les poseurs de toutes foires et les vendeurs de Fromage Philadelphia, faut il encore le rappeler!

Anne-Marie Lizin confiait encore à Point de Vue qu'elle avait découvert sa sexualité et ses premiers émois en se touchant devant des photos de Marlon Brando. Pfiou cette confidence, quelque peu déplacée certes, montre quand même l'aura extraordinaire de ce type.

"JOHNNY

You're real square, aren't you?

JOHNNY

(continuing)
It builds up. You understand?

She nods, understanding nothing.

JOHNNY

(continuing; with increasing tension)
A bunch gets together... After all week. You got to have a ball.
Every day the same thing. Crawling around underneath. You shoot a Chevvy.
Phhuuusp! Phhuuuusp! Okay. You shoot a Study. Phuuuusp! Phuuuuuuusp!
Phhuuuuuuuuusp! Same thing. Grease.
It builds up. You got to sing. You got to feel good. You got to really go."


Marlon c'est un peu l'actor studio de Seraing avant la lettre. Ce n'est pas pour rien qu'il fut surnommé le tiiiiig des hautes fagnes. Son jeu d'acteur totalement intérieur est terriblement déstabilisant. Un regard plus qu'une phrase, un sourire en coin plutôt qu'une énième ligne de texte inutile. Marlon pourfend du regard, montre ses canines, siffle, grogne, râle, émet le brame du cerf de sa voix fluette. Il était The American Guy par excellence, l'incarnation du mâle. Quand il entrait dans le bar les jupes des tenancières tombaient toutes seules. Il lui suffisait de déposer un trophée de 25 mètres nage papillon sur le bar pour faire fondre la fille du shérif. Marlon c'est aussi le motard, le chef d’un gang d’Hill billies, le rebel, plus rapide à pied que sur sa bicyclette électrique. Sa crédibilité artistique lui permettait de nous faire croire qu'il était dans les bois avec son objet de convoitise alors que pendant tout ce temps il était resté dans l'arrière court de ses grands-parents.

Un chic type ce Marlon...je vais m'arrêter la. Vous pensez que je me moque mais il n'en est rien. J’aime beaucoup Marlon Brando et c'est pourquoi je parle de lui maintenant.

Regardez The Wild One si vous en avez l'occasion et n'oubliez pas A street car named desire. Ce film est une preuve éclatante de son talent et de son charisme. Il vous fera oublier les bouses plus récentes dans lesquelles il a pu tourner. (Lire: l'Île du Dr. Moreau)

Je ne vous salue point et quitte la ville sur mon vélo en carbone mâchouillé.


Zob Raviole s'est acheté une réplique du blouson en couiiir B.R.M.C porté par Brando dans The Wilde One

2 commentaires:

saab a dit…

Oui je suis à 100% d'accord avec toi et je pense qu'il n'existera jamais plus un acteur qui dégage à la fois tant de sensualité et de charisme, c'est fini... tou test surfait à l'heure actuelle !

michto a dit…

Ben non, et Jean Dujardin, alors ?